12.01.2007
Le train...
Je pensais pouvoir passer à la mairie du sixième pour me faire faire des extraits de naissance,
mais je n'ai plus assez d'argent pour payer la consigne et renonce à faire le trajet à pied avec
tous mes bagages. Ce sera pour mon prochain passage, dans deux semaines si tout va bien.
J'ai une carte de téléphone de 50 unités à peine entamée de mon dernier voyage, et j'appelle ma
mère pour la prévenir de mon arrivée en France. Je pensais passer la nuit à Nantes chez des amis,
mais elle insiste pour venir m'y chercher le soir même.
L'attente à la gare est toujours aussi pleine d'animation. Ces bribes de vies qui se déroulent
devant ceux qui prennent le temps d'observer, ces évènements qui marqueront certains, comme ce
couple qui se retrouve et s'embrasse longuement, ou cet ami attendu par une petite famille,
ou cet homme qui arrive en courant, mais trop tard, et qui devra composer avec un emploi du
temps remodelé en un instant bien malgrés lui!
Puis mon train est annoncé. Je m'installe rapidement, puis commence à observer à nouveau la
vie qui m'entoure. Je suis assis à une fenêtre, et il y a peu de monde dans le train. Je resterai
seul pendant tout le voyage, que je ne verrai même pas passer. Aucun incident, si ce n'est le
passage du contôleur, qui semblait n'avoir jamais vu de billet imprimé maison. Une feuille
imprimée au laser et pliée en quatre. Personne ne me fera croire que j'aurais eu droit au même
traitement si j'avais été blanc, blond aux yeux bleus. Devant sa mine suspicieuse, s'attardant
anormalement longuement à l'examen de mon billet, cherchant à déceller une quelconque contrefaçon,
je me souvins que je devais présenter une pièce d'identité au moment du contrôle.
Je sors mon passeport canadien, ce qui me vaut à présent un grand sourire du contrôleur, qui met
fin à son analyse zélée de mon billet en me gratifiant d'un chaleureux "bon séjour en France,
monsieur!" Il n'y a vraiment pas de justice en ce bas-monde...
06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : voyage, avion, Montréal, Paris, rencontres
10.01.2007
Paris, le retour (1)
Les formalités de douane se passent rapidement. J'ai mon billet de train pour Nantes, acheté
par internet avant mon départ de Montréal, et un peu moins de 20 euros en poche. J'achète
un billet de RER pour Paris. Je descendrai à Port-Royal, à deux pas de la maternité qui m'a
vu naître, puis je gagnerai à pied la gare Montparnasse, car les quelques euros qui me restent
ne seront pas de trop pour finir mon voyage. Le trajet à pied, avec tous mes bagages est un
peu pénible, mais par chance, la pluie qui tombait un peu plus tôt a cessé. À peine sortit de la
station, je comprends instantanément la situation actuelle de la France, et le marasme dans
lequel elle n'a cessé de s'enfoncer depuis que je l'ai quitté il y a 21 ans. On ne peut marcher
dans les rues sans avoir les yeux rivés au sol pour éviter de marcher dans la merde. Je repense
à Coluche qui faisait justement remarquer que la France avait choisit comme emblème le coq, le
seul animal capable de chanter les deux pieds dans la merde... Finalement, je préfère la pygargue
à tête blanche (l'aigle imperial américain) que j'ai pu longuement observer lors de mes
navigations dans le nord-est des États-Unis. La France, donc, obligée de fixer son regard à ses
pieds, juste devant elle, ne peut regarder au loin, en avant, ni autour d'elle, pour y voir se
dessiner les tendances positives, les exemples à suivre ou ceux à éviter, et cette façon de
marcher a déteint sur son attitude conservatrice, voire rétrograde dans la gestion des enjeux
nationaux, et son incapacité à s'adapter aux changements et aux courants de ce début de siècle.
Et la campagne éléctorale qui se dessine n'augure vraiment rien de bon pour les années à venir!
Au Canada, devant ce problème grandissant, il y a une quinzaine d'années, plusieurs solutions
avaient été envisagées.
Taxe spéciale pour les propriétaires d'animaux pour le nettoyage,
installation de parcs-wc pour chiens, financés par les propriétaires, ou ramassage des crottes
par les propriétaires eux-mêmes. Un principe est cher au canadiens, celui de la responsabilité.
Un propriétaire d'animal en est totalement responsable. Les propriétaires ont donc spontanément
choisit de gérer eux-mêmes le problème sans être taxés et l'on voit les gens promener leur chien
avec un sac platique, ramasser les crottes de leur animal et les mettre dans les poubelles.
Resultat, très peu de contrevenants et des trottoirs globalement bien plus propre.
J'imagine mal les français se comporter de la sorte. Au moins pourraient-il s'efforcer de faire
chier leurs chiens dans les canivaux et non au milieu des trottoirs! Bref, première impression de
la France; elle est toujours aussi sale, et les français sont toujours aussi porcs! Pas tous, bien sûr, mais une bonne moitié, peut-être. J'espère que vous faîtes partie de l'autre moitié!
Fin de l'interlude politico-humoristique que la merde m'inspira en ce jour...
07:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : voyage, avion, Montréal, Paris, rencontres
31.10.2006
Émigrer au Québec...
Je n'ai pas vraiment réfléchi à ce que je ferai en décidant d'émigrer au Canada. Je me suis dit... "on verra"
Ce n'est pas forcément la chose à faire si on n'a pas un solide sens de la débrouillardise est si on n'est pas prêt à travailler dans des conditions difficiles. Il faut souvent repartir du bas de l'échelle, quelles que soient les qualifications et l'experience, et ce, dans la plupart des domaines. En général, on constitue comme tous les émigrés une cible à exploiter. De plus, les deux semaines de congés payés par an sont un choc pourles français...
Parmis les domaines les plus difficiles à intégrer, il y a les métiers du bâtiment (régis par une vériitable mafia syndicale), car non seulement les qualifications extérieures ne sont pas reconnues, mais les normes, les méthodes de construction et de travail sont très différentes.
Les professions médicales et para médicales, à l'exception des infirmières (pour cause de pénurie... mais les conditions de travail sont déplorables... la France, c'est le paradis à côté... imaginez ! ) sont également dures à intégrer. Même un médecin doit suivre des cours et passer un examen avant de pouvoir pratiquer (quel que soit son experience précédement acquise).
La plupart des français que je connais ici ont généralement quitté le statut de salarié après un certain temps pour se lancer à leur compte, ce qui représente souvent la seule façon de se faire une place intéressante sur le marché du travail.
En ce qui me concerne, c'est parce que j'avais des qualifications et des capacités particulières en robotique que j'ai pu avancer rapidement sur le marché de l'emploi. J'ai également accepté de commencer en bas de l'échelle (à 22 ans, on est pas trop regardant...) et je n'ai pas rechigné à faire 60 heures par semaine si besoin. Mais dès que j'ai pu, je me suis mis à mon compte, ce qui m'a permis de prendre le contôle de ma vie.
Bénéreau Antarès 9m80, pour vos vacances aux Antilles,ne manquez pas l'occasion,bateau à vendre d'occasion,aubaine,naviguer aux Antilles,croisières aux Antilles toute l'année,résidence secondaire au bord de l'eau,sur l'eau,pieds dans l'eau http://vacancesenmartinique.hautetfort.com/
12:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : émigrer, immigrer, français au Canada, travailer Québec
09.10.2006
Montréal Tam-tam jam...
Il y a deux semaines, je vous parlais de l'animation perpétuelle dans les rues de Montréal, dans les parcs, le tam-tam jam du Mont-Royal...autant de choses qui rendent cette ville hors du commun. C'est totalement différent de ces musiciens du métro, c'est parfois organisé, parfois spontané, parfois un évènement spontané devient une manifestation organisée. C'est un peu le cas du tam-tam jam du Mont-Royal. Qui a démarré ça? Ça remonterait à la fin des années soixante.
Voilà quelques belles photos, meilleurs que les miennes ici
Quand je suis sorit de mon squat l'autre jour, j'ai marché en direction du son... J'ai prêté l'oreille... 8 percussionistes, me suis-je dit. Hasard ou oreille raisonnablement discriminatoire et analitique... ils étaient huit. Je ne me suis pas rendu ce jour là au tam-tam jam du Mont-Royal ce jour là.
Mais cet après-midi, je me suis décidé... en voiture parce que j'étais brûlé par ma journée de samedi. Je ne prends plus ma voiture pour mes loisirs, juste quand c'est vraiment nécessaire, pour limiter les risques. En arrivant sur l'avenue du Parc, je décide de tourner pour rejoindre la rue St-Urbain, où j'ai de bonnes chances de trouver du stationnement gratuit. Je me mets dans la voie de droite quand j'aperçois une voiture de police, girophares allumés, au coin de la rue. Keep it easy... me dis-je, le coeur battant. Si tu changes de voie en franchissant la ligne blanche, tu commets une infraction sous leurs yeux, ils ne vont pas te rater. Tu n'as plus le choix... inch'Allah. Je tourne, la circulation est lente, et ce que je redoutais arriva. La voiture démarre juste derrière moi. Elle a coupé ses girophares. Je continue d'avancer, comme si de rien n'était, le coeur battant... Je commençais à évaluer les conséquences possibles. Rien à regretter, de toutes façons... Bon, c'est vrai, aujourd'hui, je n'étais pas obligé de prendre la voiture... mais bon... Je manoeuvre légalement pour me glisser entre deux voitures sur la voie de gauche, sur l'avenue du Mont-Royal où je suis à présent. Aucun mouvement de la voiture de police. Je tourne sur les chapeaux de roue, mais discret quand même, sur le boulevard St-Laurent... ils ne peuvent plus suivre à présent. Mais ils n'avaient rien relevé de toutes façons... Je bifurque à nouveau à gauche deux fois et me retrouve sur la rue St-Urbain où je me gare rapidement en vérifiant 50 fois les panneaux indicateurs d'interdiction de tous genres pour m'assurer de mon bon droit et file aux tam-tam jam. Je prête l'oreille... entre 15 et 18 percussionistes, me dis-je. Ils étaient 18, hasard probablement...
J'aime écouter les tam-tam se parler. Le dialogue n'est malheureusement pas trop clair aujourd'hui. Manque d'écoute... typique de notre civilisation. Chacun s'écoute jouer, essaie de prendre le lead...mais ce n'est pas aujourd'hui très convaincant. C'est vrai que je suis difficile, sur ce plan, et que je compare tout avec Doudou N'Diaye Rose, ou même avec ces band de Dakar. Dans les ruelles, ils se rassemblaient et commençaient un jam. Le public se formait rapidement, quelle que soit l'heure. Combien d'heures ais-je passé à les écouter. Ils savent encore se parler comme leurs ancêtres d'un village à l'autre. C'était des groupes qui avaient appris le language du tam-tam, ses codes, ses mots et ses phrases. Les batteurs s'écoutaient les uns les autres, se parlaient. Les femmes entraient dans le cercle, une après l'autre, en essayant de déchifrer leur code. Et les batteurs d'essayer de la piéger. Ils se communiquaient une série de phrases et arrêtaient brusquement. Si la femme avait bien décodé, elle s'arrêtait en même tant qu'eux et le public acclamait la femme et se moquait des batteurs. Si la femme, prise dans le rythme, continuait à danser, elle se faisait huer et les plaisanteries fusaient. Elle sortait du cercle en riant, un peu honteuse quand même ! C'était un spectacle vraiment enlevant, amusant, grisant...et on se prenait immédiatement au jeu !
Et Doudou N'Diaye Rose et son groupe d'une centaine de femmes batteurs. Complètement époustouflant. Si vous aimez les percussions africaines, c'est sans conteste le meilleur sur cette planète. Il est trop d'la balle d'hallucinant des bananes roses !
Regardez les quelques photos dans mon album...
17:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Montréal, Québec, Canada, percussions, tam-tam jam Mont-Royal
05.10.2006
L'automne...
Journée pluvieuse, comme elles sont si fréquentes en cette période, ajoutant à la mélancolie de mon âme. Nous partageons pour la plupart ce mélange de douceur des couleurs, des odeurs, des souvenirs et d'angoisse latente de cette longue (plus longue encore ici...) période d'hiver. Ici, passé les mois d'octobre et novembre, le soleil est souvent présent, et les grands froids sévissent en général sous un ciel dégagé, limpide. Le pire que j'ai connu ici; moins 45 degrés. C'est incroyable ce que ça peut faire, un froid pareil. L'an dernier, suite à un conflit avec mon ex-femme, j'ai préféré lui laisser ma voiture dont je me servais peu. J'ai marché 28 kilomètres par moins trente degrés pour voir mon fils deux fois dans la même journée. Occasion que je ne pouvais pas manquer. J'ai eu la cornée gelée en surface et très douloureuse pendant plusieurs jours. L'impression d'avoir en permanence les yeux pleins de sable.
07:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Montréal, Québec, Canada
03.10.2006
L'été des indiens...
Le problème, c'est qu'il ne se produit pas forcément en même temps que l'embrasement des couleurs. Depuis dix-huit ans que je vis ici, je n'en ai vraiment profité que 6 ou 7 fois. Il faut en effet saisir l'instant. Le pic cette année devrait se produire ce week-end. Le week-end prochain, il sera trop tard. Donc si le week-end est pluvieux, autant dire qu'il est difficile pour la plupart des gens d'en profiter. Et je commence à comprendre, au delà du climat à proprement parler, pourquoi l'hiver est si dur. Si on n'arrive pas à profiter de ce que cette nature nous apporte de merveilleux, on ne peut plus que focaliser sur la misère du climat 6 mois sur 12 !
J'ai essayé de prendre des photos aujourd'hui, mais la lumière n'étais pas bonne, malgrés de timides rayons de soleil en fin de journée. La lumière du matin est nettement plus propice à celle du soir. Encore faut-il que le soleil coopère ! J'essaierai à nouveau demain.

Bernaches du Canada
(communément appelée outarde)
Hier, j'ai vu, signe des temps, le premier vol d'outardes se dirigeant vers le sud dans leur migration annuelle. Dans quelques jours, on verra des vols de plusieurs dizaines de milliers parfois se hâter vers le soleil. Puis se sera les oies blanches. Une migration qui m'a impressionné également est celle des étourneaux. Assez tôt en saison, ils se rassemblent en bandes immenses, plusieurs centaines de milliers, parfois jusqu'à un million, d'après les spécialistes, et j'ai vu deux fois ce spectacle incroyable, à l'aube. Une fois sur les rives de la rivière Richelieu, sur la rive sud de Montréal, l'autre fois dans le Vermont, sur les rives de la rivière Hudson.

Pygargue à tête blanche
J'ai commencé l'observation des oiseaux avec mon fils, il y a une dizaine d'années. Pour lui apprendre la patience, les ruses d'indien pour s'approcher sans les effrayer, le sens de l'observation et la mémoire des détails. Un vrai plaisir. Du moineau à l'urubu à tête rouge, du butor aux spatules, du harfang des neiges à la pygargue à tête blanche (l'aigle marin emblématique des des États-Unis). Les histoires du soir ont souvent pris la coloration de la nature que nous avions observé ensemble, ce qui ajoutait à son intérêt. J'inventais au fur et à mesure, lui aissant parfois le soin de compléter l'histoire d'une touche personnelle, un nom, un lieu... Il adorait ça ! Des petits moments si précieux. De ceux qu'on aimerait prolonger à jamais... Une simple paire de jumelles achetée 20 euros, et un livre d'identification...

Moufette
La semaine dernière, en ville, en me promenant le soir, j'ai vu une moufette (sorte de putois noir rayé de blanc, immortalisé à l'écran par le fameux "pepe the piu") et quelques jours plus tard deux ratons laveurs, qui venaient fouiller dans les poubelles. On voit aussi souvent des marmottes. Il faut dire que Montréal est une ville verte, où les arbres, les petits ou les grands parcs sont omniprésents...
08:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Montréal, Québec, Canada, automen, été indien, oies, aigle
25.09.2006
Montréal, du vert...
aux extraordinaires couleurs de l'été des indiens. Et oui, rendons à César... ici, on dit l'été DES indiens, parce que d'abord, en France, ya pas d'indiens, et puis le Québec a le droit de créer SES expressions pour décrire SES couleurs. L'été des indiens, parce que eux savaient que c'était la dernière chance de profiter de la clémence du temps avant le terrible hiver... J'essairai de vous faire partager un des plus fascinants spectacles que la nature m'ait donné de voir.
18:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Montréal, Québec, Canada
Montréal...
J'entends le vent souffler dehors, mais les rayons de soleil se forcent un chemin au travers des nuages. J'entrouvre la baie vitrée (on dit porte-patio ici...) et les bruits de la ville s'engouffrent en même temps que le vent qui doit souffler à 60 km/h facile. J'entends un son ressemblant à celui des trains de marchandises au travers du bruissement fracassant du vent dans les feuilles, des branches qui cèdent sous ses assauts répétés, des poubelles qui roulent dans la rue. Sur le fleuve, ça doit être pire encore, pensais-je. Le St-Laurent offre un corridor où le vent décuple ses forces. Les arbres ont commencé à arborer leur parure d'automne.
Puis je distingue finalement le bruit d'un ensemble de percussions. Dimanche! pensais-je immédiatement. Il y a la tam-tam jam du Mont-Royal, qui nait avec les premiers rayons du printemps et meurt avec la première neige. Parfois même revient-il sous les frimas, à l'occasion d'une percée intempestive du soleil. C'est un rassemblement spontané de percussionnistes au pied de la "montagne" (c'est ainsi que les montréalais appellent le Mont-Royal, qui culmine à quelques centaines de mètres au dessus de la ville, îlot préservé de verdure). J'y ai vu ainsi jusqu'à près d'une centaine de percussionnistes rassemblés, et des milliers de personnes écoutant, chantant, dansant. Chaque dimanche après-midi, cela recommence... Ville particulière, vous disais-je. Oui, ville incomparable l'été dans ce mélange de couleurs et de contrastes, de cette ambiance relaxe et détendue. Mais le son est trop fort et le Mont-Royal trop loin, me dis-je. Allez, c'est assez pour me décider de me changer, et d'aller courir les rues, peut-être jusqu'au Mont-Royal, si j'ai le temps
18:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Montréal, Québec, Canada, Mt-Royal
Montréal...
Ville de contrastes, de paradoxes s'il en est. Montréal est une ville où l'on circule librement, sans se sentir menacé. La criminalité y est faible. Pas de volets aux fenêtres, peu de portes blindées, je m'y promène n'importe où de jour comme de nuit. Bon, une femme seule, ce ne serait pas prudent...mais on ne voit quasiment pas de vol à l'arrachée, d'agressions...Pourtant, pendant que vous cherchiez encore peut-être où je me trouvais, une autre fusillade a eu lieu dans une école, pas loin de mon squat. La troisième depuis 18 ans que je vis ici. Montréal doit probablement détenir un record mondial à ce chapître !
L'abondance, la facilité de vivre dans un monde où les enfants, trop souvent laissés à eux-même, perdent le contact avec la réalité, souffrent de solitude, désepérément démunis devant les obstacles qui se dressent devant eux. Pourquoi le suicide chez les jeunes est-il devenu la première cause de mortalité ? Deux enfants de 14 ans il y a 15 jours, puis ce "suicide" puisque le tireur de l'école Dawson avait clairement manifesté le désir de finir sous les balles des policiers. C'est le paradoxe de nos sociétés, qui veulent assurer à tout prix la survie physique sans se soucier de la dérive mentale...
06:10 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Montréal, Québec, Canada, voyages, style de vie




