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24/10/2012

Et là, j'entends...

Je suis né avec une perception bipolaire de la vie. (Bipolaire au sens littéral, et non dans la connotation psychiatrique du terme. Je ne suis pas bipolaire. Je me suis fait "vérifier" par un psychiatre!).

Donc, disais-je, vision bipolaire; c'est vrai ou c'est faux, la vérité ou un mensonge, blanc ou noir, bon ou mauvais...

Avec le temps, j'ai découvert que des gens trouvaient normal de mentir un peu... ou beaucoup... il a fallu que je m'invente une palette de gris contre nature, que j'accepte les variations humaines des couleurs...

J'avais encore un chez-moi quand j'ai entendu cette chanson pour la première fois, à la radio. Je n'avais aucune idée de la langue parlée, en dehors du refrain... Mais c'est une langue dont je détaille parfaitement les syllabes. Ça me donne envie d'apprendre le coréen, du coup!

Pour moi, le langage de ce gars est limpide. J'adore! J'adore la dérision mise dans chacun de ses gestes, jusque dans son nom... Depuis longtemps, j'attends un mouvement de danse réellement novateur. Avec sa petite stepette latérale et sa cavalcade imaginaire, je suis servi!

Bref, ce clip me fait mourir de rire du début jusqu'à la fin! (Je suis même un peu jaloux...)

Comprendre pour être compris...

J'ai découvert le monde avec un regard figé quelque part entre la compréhension factuelle d'un adulte et la sensibilité d'un enfant à l'âge de six ans. Tout mon référentiel a été acquis sous forme d'images. Mais pour restituer une image, je dois la mettre en mots, pour créer une image correspondant au référentiel des personnes auquelles elle s'adresse.

Je doute longtemps, je doute souvent de ma capacité à bien le faire. Je crée, je démolis, je crains plus que tout de ne pas être compris. J'ai mis à cet âge de six ans toute la puissance mathématique de mon cerveau au service de ma volonté de communiquer tout ce que je découvrais. Mais cette somme d'éléments s'est accumulée pendant des années sans pouvoir s'exprimer. Et de temps en temps, je trouve le moyen de sortir l'inexpugnable.

Et là, j'ai un morceau de choix...

J'adore cette chanson. J'adore ce clip.

Il faudrait que je vous raconte son regard, sa façon crispée de bouger, qui m'ont frappé avant même que je sache.

Et cette manière de mélanger les scènes intensément jouées avec le contexte du tournage, pour frapper sans dramatiser, car la réalité dépasse souvent tout ce que l'on peut tenter de restituer. Il faut susciter l'iimaginaire qui se fixera lui-même la plupart du temps ses propres limites. J'aime comme cela a été fait!

J'adore sa voix... une de mes top... allez; top 5 féminin...

Son registre me fait vibrer...

Mon savoir est constitué d'un nombre invraissemblable d'images classées, encadrées ou non, dans des cadres fixes ou amovibles que je peux changer à volonté pour préciser une idée. Et je voudrais toutes les montrer dans leur assemblage pour que vous sachiez...

Mais c'est impossible!

"They don't want to hire me, blondes are out, brunettes are in!"

J'adore cette chute également!

14:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)