19.05.2008

faut pas jouer avec les chats...

surtout ceux qui pèsent quatre fois votre poids...

La petite bête de 200 kilos avait envie de jouer au chat et à la souris... La madame, qui enseigne les arts martiaux, devrait changer de discipline... elle n'a ni vu, si entendu, ni sentit l'assaut, et ce petit jeu de rien du tout lui a cassé 4 côtes...

Ça donne une petite idée de la puissance de l'animal

13.02.2007

TeufàNantes, suite... (3)

La tablée s'anime instantanément. Les digestifs défilent, la vue se trouble. On finit par sortir de table et nous parvenons à marcher jusqu'à la boîte qui doit satisfaire notre faim de soirée...

J'adore Nantes, le jour comme la nuit. Le centre-ville y est sympathiquement animé, malgrés le froid qui nous surprend un peu. Des gens déambulent à la recherche d'un point de chute pour leur soirée. L'ambiance a quelque chose de carnavalesque...

Je suis le premier arrivé, avec une de ces charmantes dames à chacun de mes bras. A peine entré, et j'ai un rhum sec dans une main, et une femme dans les bras pour une dance lascive. Quelques minutes plus tard, une rivale arrive avec un verre dans une main et un regard qui semble parler à son amie. La première cède sa place. J'ai un peu de mal avec les deux verres dans les mains. Je m'efforce de ne rien renverser, mais là, quand même, je dois bien être rendu à 3 ou 4 grammes... et ça ne descend plus aussi facilement. Finalement, après de longues explications sur le pourquoi je ne suis pas prêt à embarquer dans une relation, fut-elle d'une soirée, je prends le large, me fais un espace et profite de l'ambiance et des vapeurs d'alcool pour danser seul, sans retenue. Et croyez-moi, quand je danse sans retenue, ça déménage!

On fera la fermeture. Mon pote Thierry et ses copains ne regrettent pas de m'avoir invité, parait-il...

Ca faisait vachement longtemps que je ne m'étais pas déchaîné comme ça. Ca m'a nettoyé le cerveau. Ca fait du bien de partager des moments comme ça. J'avais presqu'oublié que ça existait...

02.02.2007

TeufàNantes, suite... (2)

Je partage ensuite ma vision de la vie. Pour moi, tout est si simple. Pourquoi chercher ailleurs ce que l'on a décidé de partager à deux. Cela semble tellement évident pourtant! La fidélité n'est pas une contrainte si on considère que l'on veut construire quelque chose ensemble, et il est beaucoup plus interessant de faire l'effort de régler les différents, bâtir une complicité, une émotion, une connaissance de l'autre que de rêver que cela existe tout fait, sans effort,quelque part ailleurs... Tout le monde sait pourtant que ce n'est qu'un mirage et que tôt ou tard, on doit à nouveau faire face aux mêmes dilèmes.

La première question qu'elles me poseront sera "mais toi, tu ne l'as jamais trompé?". Pourquoi faire? Pour moi, cela reste un mystère de la vie. Comment des gens, hommes ou femmes, peuvent-ils, après avoir trouvé en quelqu'un le conjoint idéal, changer de cap aussi radicalement. Bon, bon, je sais, vous pouvez y aller de toutes les raisons évoquées par tous ces gens qui... mais bon... Bref, ma réponse sera toujours la même, franche, directe, étayée...

La question qui suit est bien entendu comment une femme a-t-elle pu laisser un homme comme moi échapper... Je leur résumerai rapidement ce que vous, chers lecteurs de la première heure, connaissez déjà mieux que nombre de mes proches. C'est marrant, cela semble les fasciner... Les questions fusent sur moi, ma relation avec mon fils, mon point de vue sur mille et une chose de la vie. Je sens naître une certaine rivalité entre elles... ce besoin de séduire qui prend le pas sur tout le reste chez les femmes me fera toujours rire.

Je les invite alors à rejoindre notre tablée. De retour au milieu de la bande de joyeux lurons avec laquelle j'ai entamé la soirée, j'ai l'impression d'être le chasseur qui ramène le produit de la chasse qu'il ne va pas consommer pour rassasier ses compères.

Elles sont libres, après tout, et c'est de leur propre choix qu'elles se prêtent au jeu...

31.01.2007

TeufàNantes... suite

Finalement, un coup monté par les filles de Thierry et je me retrouve à récupérer la plus petite à l'école primaire pendant que la plus grande va faire ses dernières courses de Noël en ville. Nous déjeunerons tous ensemble ensuite chez Thierry, surpris de me voir débarquer si tôt. On aura du temps pour discuter de ce dont la vie nous a gratifié comme galères et comme bonheurs depuis toutes ces années. Il est ensuite prévu que les filles retournent chez leur mère et nous aurons le champ libre. Rendez-vous dans un bar style cubain, ambiance chaude et du monde partout. On est les premiers, mais très vite, ce sera le défilé des arrivants, les présentations... on n'en est qu'à la deuxième bière... trois, quatre, cinq,... tous ses potes s'y mettent. Mon verre ne doit pas rester vide. Il faut que j'aille pisser! Puis direction le resto. A peine arrivé, et j'ai déjà un verre devant moi. Au bar, quatre filles en virée de célibataire visiblement... J'entame la conversation. On déconne gentiment jusqu'au moment de passer à table. Elles sont installées à l'autre bout du resto, et notre tablée occupe tout un côté de la salle, à l'autre extrémité. Le repas sera fort animé, les potes de Thierry super sympas, et on passera un moment bien agréable. Au moment du dessert, ils me demandent si je ne voudrais pas partager avec eux la compagnie des quatre charmantes femmes avec qui je semblais bien intime à l'apéro. Je me lève et débarque à la table de ces gentes dames, où elles m'invitent à m'assoir. Une des filles de notre tablée m'a suivit et s'installe avec nous. C'est marrant, je n'ai aucune gêne, mais aucune pensée déplacée non plus... Je leur annonce d'entrée de jeu que je suis fraîchement divorcé et que je n'ai aucune envie de replonger dans l'immédiat, sauf pour le grand amour, que, évidement, on ne peut pas prévoir de quand est-ce qu'il va bien vouloir nous honnorer de sa présence...

29.01.2007

teufàNantes

Après ce court séjour chez Mireille, je rejoins Thierry. Notre histoire est une longue histoire qui commença il y a 22 ans, en bateau, sur l'île de Madère. Elle se poursuivra jusqu'à Dakar, puis au fil des ans, cette forte amitié persistera. Quand je l'ai revu lors de mon premier passage à Nantes, c'était comme si on ne s'était jamais quitté. On s'est toujours donné des nouvelles de façon très épisodique, et on s'est vu à chacun de mes passages sur Nantes.
Quand je lui ai dit que je serai sur Nantes le week-end, il m'a invité à venir dîner avec lui le samedi, mais m'a prévenu qu'il avait quelque chose de prévu le soir avec des copains, et il m'a proposé de faire la virée avec lui. "Tu vas voir qu'on sait encore s'amuser à Nantes" m'a-t-il dit. C'est vrai que la seule fois de ma vie où j'ai roulé sous la table, au sens propre (enfin, plus ou moins propre... mais j'ai pas gerbé !) c'était à Nantes. L'histoire de Thierry est à peu près aussi longue et compliquée que la mienne, et je ne vais pas commencer à la raconter ici, mais pour l'heure, il est célibataire, et c'est avec une bande de joyeux lurons qu'il a rendez-vous, pour l'apéro. Puis ça doit se poursuivre au resto et ensuite, bars et boîte. Comme il connait ma situation de sdf, il m'invite. J'ai des vachements bons amis à moi, keumême. Ca flatte mon égo, kelkeupart...

16.01.2007

Amitié précieuses...

Je dois dîner avec Mel. Sentant le contre-temps, je l'ai appelé pour lui dire que je serai sûrement en retard (sachez en passant que chez moi, quand je dis "sûrement", ça signifie généralement "à coup sûr"! Que voulez-vous, il me faut bien quelques défauts. Celui-là est assez prononcé d'ailleurs...). 

C'est la première fois de ma vie que j'ai un rendez-vous "à l'aveugle". C'est amusant... Quelques minutes plus tard, je descends les Champs Elysées avec Fanny, en discutant comme si on se connaissait depuis longtemps. Bon, plusieurs semaines d'échanges virtuels y sont pour beaucoup. Mais je ne savais pas si ce passage du virtuel au réel se ferait en douceur. Il est si facile de déformer la réalité sur le net. Cela ne mène pourtant à rien, invariablement, mais bon... On rentre dans le premier troquet venu, et on s'assoit en terrasse, couverte et chauffée, bien sûr! Et on commence par reprendre rapidement notre histoire respective, puis on aborde des trucs plus personnels, des trucs qui ne s'écrivent pas forcément. Pourquoi ce dérapage dans ma vie, comment on peut en arriver là. Elle me parle de son boulot, de sa vie, de ses envies, ses aspirations. La communication est notre passion commune, et nous partageons une vision très proche de ce qui peut et doit rapprocher les gens dans une nouvelle ère de liberté d'expression (capillaire ou non!). En effet, et particulièrement en France, malgrès les balbutiements de cette toile qui se redessine, la liberté d'expression est toute relative, avec une concentration quasi-totale de la presse et des médias à la solde du pouvoir en place. Le net, et particulièrement la blogosphère, devraient remédier à cette dangereuse atteinte à l'objectivité des médias, donc à l'objectivité de la capacité de jugement et de décision des citoyens. Le temps tourne sans que je le vois, et en regardant ma montre, je m'aperçois que mon retard sera pire que prévu. On se quitte à la bourre, avec pour constatation qu'il faudra remettre ça avec plus de temps pour philosopher librement...

J'arrive chez Mel qui m'a patiement attendu. La soirée finira bien tard, car nous avons pas mal de temps à rattraper, pas mal d'histoires à se raconter aussi... Je me sens pour la première fois depuis longtemps serein et prêt à commencer la remonté des abîmes.

 

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Je dois retourner sur Nantes, et Mel y retourne aussi un jour plus tard. Je n'avais pas réalisé qu'on était déjà à la veille de Noël! On se sera vu souvent en peu de temps, finalement...

Retour en train, prélude d'une nouvelle aventure. Je m'assied à ma place. Une maman et son petit garçon de deux ans s'asseyent à côté de moi. La maman est nerveuse. Elle a peur que son petit ne soit insupportable pendant le voyage!

Amitiés précieuses...

Et me voilà à nouveau dans le train. J'adore le train. J'adore les transports en commun d'ailleurs. Avion, train, métro... Bon, je sais, je n'ai pas besoin de le prendre aux heures de pointe, ça aide beaucoup! Je suis un privilégié sous cet aspect. Un des rares privilèges des sdf... Pour l'heure, je vais relativement bien dans ma tête, parce que j'ai beaucoup d'amis qui m'attendent avec impatience. Plusieurs que je n'ai pas vu depuis de longues années, même si on a gardé contact. Et ils sont tous plus ou moins au courant de ma situation. Ils font donc pleins de choses pour moi. Fêtes, références pour des petits boulots, quand ils ne m'en donnent pas directement. Et ils respectent mon besoin d'être libre dans ma tête, dernier rempart dans ce monde hostile, qui m'aide à garder une ultime fierté de ce que je suis. Car quand on bascule, c'est en premier lieu dans sa tête, et le regard des autres fait souvent le reste du travail pour vous achever, vous faire sombrer et vous maintenir la tête sous l'eau. La dignité et un droit inaliénable au logement, c'est le minimum vital pour un être humain.

Aujourd'hui, je fais une longue ballade à pied dans Paris. Je marcherai environ 25 kilomètres dans les rues, d'une mairie à l'autre, puis la tour Eiffel, les Champs Elysées, le Louvre... pleins de photos pour mon fils... J'ai ensuite rendez-vous en début de soirée avec Fanny, qui sera la première à passer de ma vie virtuelle à ma vie réelle. 19h, 19h15 max, m'a-t-elle dit, au Drugstore des Champs-Elysées, proche de l'Etoile.

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Et voilà ce que je vois place de l'Etoile... en plein jour... la misère au milieu du luxe tapageur, révoltant! Quand je dors dehors, je choisis de me cacher, mais j'ai conscience que j'augmente le risque de me faire attaquer. Je comprends donc ce choix de dormir au milieu de tous. Les tentes n'ont pas encore envahies le paysage des quais. Vers 19h, je ferais un premier passage au Drugstore. Bon, la petite angoisse du style "on vas-tu se reconnaître", "euh... elle est-tu comme elle a dit?" J'y repasserai plusieurs fois en vain, histoire de faire monter la pression, jusqu'à 19h45, heure à laquelle je verrais Fanny, de loin penchée vers une vendeuse. "Les toilettes", pensais-je immédiatement! J'approche, elle me reconnait. Bises de rigueur..."Je te laisse y aller" lui dis-je en me marrant...

05.01.2007

TeufàNantes... suite...(3)

Et comme une meute, ils se jetteront sur leur proie...

Café, dessert... direction une boîte du coin. L'air frais nous fait du bien. A peine rentré dans la boîte et je me retrouve avec un verre de rhum dans les mains, gracieuseté de la charmante marseillaise du quatuor rencontré au resto. Et hop, sur la piste de danse. Déclarations non équivoques et réponse sans équivoque non plus. Ce n'est pas comme ça que j'imagine une rencontre. En tout cas, pas comme ça que je m'imagine m'engager dans une relation. Il me faut du temps, prendre le temps de jouer pleinement le jeu de la séduction, puis prendre le temps de se connaître... Je sais, c'est "old fashionned", mais je suis comme ça, que voulez-vous, on ne se refait pas!

Quelques danses plus loin, une des charmantes compétitrices fait valoir à son amie qu'elle a eu sa chance et le temps est venu de laisser la place. Elle nous interromp en me plaçant un nouveau verre dans les mains. Ma cavalière cède sa place. Rebelote, re-déclarations non équivoques, re-réponse sans équivoque non plus. Ce n'est pas comme ça que j'imagine une rencontre. En tout cas, pas comme ça que je m'imagine m'engager dans une relation. Il me faut du temps, prendre le temps de jouer pleinement le jeu de la séduction, puis prendre le temps de se connaître... Je sais, c'est "old fashionned", mais je suis comme ça, que voulez-vous, on ne se refait pas! Je l'ai déjà dit? Ben oui, je le sais, c'est juste au cas où vous n'auriez pas compris vous non plus... J'ai pourtant l'impression d'être clair... à moins que je me fasse un film...

Le médiateur dans mon divorce m'a dit cela déjà... J'ai raison sur tous les points, mais je répète trop souvent la même chose. Oui, d'accord, mais comment faire autrement quand il semble que les gens ne comprennent pas. J'ai pris acte, et essaye d'utiliser de nouvelles stratégies de communication à présent... mais bon, dans le cas qui nous préoccupe, répéter deux ou trois fois la même chose histoire d'être clair, c'est raisonnable, non...

21.11.2006

soirée de gars

Qu'est ce que ça fait deux mecs qui sont à nouveau célibataires? Ça va pas au resto ensemble, c'est sûr... ça se fait des bouffes de cochons, genre gros steaks saignants sauce aux champignons, quelques légumes, des frites achetées au Mc Do (parce qu'elles sont pas mal, quand même, les frites Mc Do...) Et puis, ça parles de cul jeux en ligne genre WOW, que mon pote il est vachement fort avec son monstre géant pis sa collection d'armes et d'armures qui occupe la moitié de son écran d'ordi de 20 pouces (60 cm pour les français...). Il m'a prévenu avant, c'est sa soirée WOW. Ça commence à 19h30, et ça dure deux heures environ. On est allé acheter la bouffe. J'ai toujours ma bagnole, et j'ai fait du fric la semaine dernière, de quoi manger pour quelques temps, et peut-être même un extra, puis on est allé chez lui...

Je n'avais jamais vu ça en vrai, live, un joueur de WOW. Ils sont un team d'une quarantaine, des quatre coins du monde, qui se réunissent deux fois par semaine, le mardi et le jeudi. Assez impressionant. Des gars (30-40 ans en moyenne) ET des filles (mais on ne sait pas leur âge, il paraît que ça ne se demande pas...), si,si, ça doit être des méchants thons qu'ont rien d'autre à foutre qu'il m'a dit mon pote. Ptdr... Ça ressemblait un peu à ça...

 Ne cliquez que si vous êtes un homme, majeur  

Comme je suis pacifique (parce que pacifiste, faut pas exagérer, quand même...) et antimilitariste, je l'ai laissé à ses jeux de guerre et j'ai sortit mon nécessaire de broderie ouvert une autre bière, allumé la tv pour regarder un film de c une télé-réalité à la mode, vu que moi,la télé, ces temps-cis... Et en plus, c'était la dernière émission, et la fille devait choisir ce soir là avec lequel des deux mecs elle partagerait sa vie, la grosse baraque et le char sport (ben koi, on est au Québec, icite !).

Entre deux batailles, on a abondament bitché commenté les comportements des mères de nos enfants respectifs et ex de leur état, en parallèle avec ce que nous voyions à la télé et notre vécu récent.

Je dois avouer que ça fait du bien de se lâcher de temps en temps. C'est pas bon de garder des émotions malsaines en dedans de soi - c'est mon ex qui l'a dit - pour une fois qu'elle a raison!

Allez, honis soit qui mâle y pense...