12.07.2009
De la bombe de la mort qui tue!!!
Ou "Ça fesse dans le dash" comme on dit ici!
Une invitation, on se retrouve proche d'une scène pour voir un concert.
Après quelques minutes, nous changeons de scène...
Je fais remarquer à un de mes amis comme la foule, dense et vaste, semble dénuée d'intérêt pour la musique et difficile a faire bouger... Ça casse un peu l'ambiance... J'ai quand même commencé à danser tout de suite, fait rire beaucoup de monde...
Il me dit ensuite qu'il y a un show qui semble prometteur, dans la petite salle toute neuve de l'Astral. Il nous suggère de nous y rendre une heure d'avance, car la salle risque d'être comble. Nous nous y dirigeons, mais finalement, pas de bousculade. Nous rentrons à l'interieur quinze minutes avant le début du spectacle. Plus de place assise, mais après tout, nous ne sommes pas venu pour nous assoir...
Cinq minutes avant le début du spectacle, le monde afflue, la salle se remplit, se comble. Nous sommes juste devant la scène, entre deux tables (l'Astral est une salle style cabaret). J'évalue rapidement le nombre de personnes... environ 350, maintenant assez tassées...
Le groupe arrive sur scène et s'installe. Un batteur, un guitariste, une bassiste. Je ne les connait ni d'Ève, ni des dents (comme disait Coluche...). Je m'apercevrai plus tard qu'ils sont frères et soeur. La bassiste et le guitariste étant tous les deux gauchers. Elle est habillée d'une robe de toile légère, coupe juste au dessous du genou, à moins que ce ne soit juste au dessus... En fait, elle bougera tellement tout le long du spectacle que c'est tantôt au dessus, tantôt au dessous! Elle a des chaussures aux talons improbables pour la scène, dix-douze cm facile. Elle les enlèvera après 45 minutes de spectacle, exploit impressionant en lui-même!
La salle murmure un peu. Elle s'installe devant son micro, l'ajuste un peu, pose ses mains sur sa basse, dans une posture qui en fait ressortir tout le côté "symbole phallique". J'ai sentit un éclair traverser les trippes de tous les hommes présents dans la salle... Ouais, même moi, même si son style, tout droit sortit du mid-west américain me gênait un peu, même si sa façon de bouger n'est pas du style qui m'attire...
Elle a jetté un coup d'oeil sur son frère, deux petits hochement de tête...
Sa voix a jailli!
La salle a explosé!
Oui, instantanément, littéralement explosé, enflammée, d'un bout à l'autre, hommes et femmes, tous à l'unisson.
On pense immédiatement à Janis Joplin, mais en plus "clean", plus explosif... Certains parlent aussi de Etta James... je ne sais pas...
Virtuosité instrumentale, musique et voix d'enfer, 100% raccord, tout le long du spectacle...
Jamais je n'ai vu ça. Nous tous présents n'avons cessé de nous le confirmer les uns aux autres par la suite, comme pour nous assurer que nous n'avions pas rêvé. Jamais je n'ai vu pareil embrasement, et pourtant j'en ai vu, et pourtant j'en ai, des souvenirs de concerts géants...
Sortis de nulle part, enfin, du Kansas profond, prix du meilleur groupe à l'International Blues Challenge en 2008, c'était leur première participation à un festival de l'envergure de l'International Jazz Fest de Montréal.
Et chose incroyable, ils ont été capable de donner un crescendo à la salle survoltée, jusqu'à la fin. Du pur délire, dont ils ne semblaient pas eux-même revenir. Je devais quitter le spectacle pour prendre mon dernier métro. J'ai dit f*ck le métro, même si il faut que je rentre à pied, je ne quitte pas ce moment de magie.
Trampled Under Foot, la famille Schnebelen...
Je vous mets ça...même si ça ne rend pas vraiment justice...
On a eu du mal à atterrir... Mes jambes dansaient encore, toutes seules...On est allé boire une bière, deux bières... euh 3... 4... je ne sais plus où on s'est arrêté, on n'arrivait tout simplement pas à redescendre. J'ai finalement trouvé un bus de nuit pour rentrer chez moi. J'ai eu mal aux cheveux un peu en me levant le matin. Mais c'était trop bon quoi...
Voilà... Et maintenant...
Vous avez remarqué que mon blog vient de s'alléger de ses archives. Je vous explique. Ça fait un mois que je travaille là-dessus... enfin, sur ma vie quoi... Je quitte ma maison de luxe demain, mais j'ai remis ma vie sur les rails, je crois. Encore un peu de flottement, un peu d'incertitudes, peut-être quelques nuits dehors, je ne sais pas... mais j'ai reconnecté avec mon monde, avec mon esprit, avec ma vie...
J'ai soigneusement sauvegardé mes archives, sur trois supports différent, pour être sûr... bientôt 3 ans, près de 500 posts. J'ai relu un peu, ce faisant, vos commentaires, tous ces moments précieux que je garderai à jamais comme un trésor d'humanité qui restera gravé en moi comme la preuve que le monde est beau, qu'il y a encore des gens biens, des gens précieux... Oui, vous m'êtes précieux, n'en doutez jamais...
Hier, j'ai complété ma première grosse journée de tournage. Oui, je réalise un film, un long métrage. J'ai monté une belle équipe, j'ai de belles histoires à raconter...
J'ai récupéré de l'espace serveur, je vais remettre en ligne mes sites web. Je vais retravailler mon blog, mais je ne me mets pas de pression, j'ai déjà une montagne de travail à accomplir.
D'ici là, je vais faire une lettre de nouvelles, pour vous tenir au courant. Ceux avec qui je ne communique pas par mail de façon privée, envoyez-moi un petit mot avec votre adresse, si vous désirez recevoir ces nouvelles. (j'ai toujours ce doute commun à bien des esprits artistiques...). Je laisse mon adresse courriel encore quelques jours sur mon blog.
Je vais vous faire entrer dans ma vraie vie, avec mon vrai nom, avec des vraies images de moi, des petits vidéos de mes tournages, de l'évolution de mon projet. Le but est de le présenter à un festival du film ici, puis une petite tournée de projections dans des salles parallèles en France, en Suisse, en Belgique... Si tout se passe comme prévu.
Parallèlement, mon premier livre devrait sortir cet automne. Les droits vont être enregistrés la semaine prochaine, en même temps que ceux du film, et les négociations avec des éditeurs sont entamées. La série de projections du film me permettra de faire la promo du livre en même temps.
Voilà, pour ce mois probablement mon dernier post. Je penserai à vous tous les jours malgré tout. Soyez-en certains!
À très bientôt.
Sylvère, sdf... de luxe!
14:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, montreal international jazz fest




