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03/04/2013

Et là, LE pépin!

Parmis les choses qui fondent mes choix, mes actions, il y a le désir du durable, avant toute chose. Puis le désir du beau, du bien fait. Je vais me priver des années pour acheter des articles que je vais garder toute une vie. J'ai de nombreuses choses qui passent au travers du temps en se dorant de la patine des années. Parmis mes records; des serviettes de table de soixante, peut-être 80 ans, une serviette de plage de 32 ans, des chaussures de 25 ans!

L'an dernier, j'ai encore brisé un parapluie. Ne trouvant rien de convenable à mon goût, je me suis dit que je finirai peut-être par m'en fabriquer un.

Et la semaine dernière, je suis tombé sur un reportage sur ce gars:

Michel Heurtault,parapluie,ombrelle,umbrella

Oh, my god! Que ses créations sont à tomber!!!

Allez, si vous voulez vous faire mal ou ajouter un objet de délire à vos fantasmes, cliquez ici!

Alors, je resterai un mois de plus à la rue, mais j'aurai un parapluie fait main, que je garderai un siècle, et que je lèguerai à mon fils!

Pour une visite guidée, c'est ici!

Je me vois bien, dans la rue, sous une averse, avec mon bagage de sdf (de luxe, hein!) et mon parapluie Michel Heurtault (toute publicité gratuite!).

Ouais, je commence à en rêver... et puis je vous le montrerai, le jour où... (l'espoir fait vivre et le rêve encore permis!)

Les heures, les jours...

Je tente toutes les options, pour finir à sec de toile. Le vent a grimpé à 60 noeuds dans les raffales et plus rien ne tient. J'attache la barre et je vais prendre quelques minutes de repos. Les déferlantes passent régulièrement par dessus le roof pour innonder le cockpit. Mon inquiétude; le plancher du cockpit qui est endommagé et que je n'ai pu réparer avant mon départ. L'eau rentre, mais "pas trop".

Je dérive, mais n'ai aucune idée de la vitesse et du cap de cette dérive. Le bateau est secoué dans tous les sens, les vagues heurtent le bateau dans un fracas assourdissant. Cette tempête durera plus de trente heures. J'arriverai à voler quelques heures de sommeil, malgré le bruit, l'incertitude, et la circulation maritime toujours intense. Vers minuit, le troisième jour, le vent faibli suffisamment pour que je puisse remettre de la toile. Le bateau repart. Je prends du repos par tranches de quinze minutes, tantôt accroché à la barre, tantôt en l'ammarrant et en me couchant dans le carré. La fatigue permanente commence à prendre ses quartiers.

P1010293.JPG

Je regarde avec émerveillement le soleil se lever, encore. Jamais je ne me lasserai. Je ne fais rien d'autre que barrer, grignoter trois fois par jour, me reposer au gré de ce que la mer veut bien m'octroyer.